Quels sont les facteurs favorisant les TMS ?

août 31, 2022

Les TMS font partie des maladies les plus redoutées par les travailleurs de tous les domaines. Ils peuvent représenter une sérieuse entrave, non seulement pour la vie professionnelle, mais encore plus pour la vie privée. Seulement, il n’est pas toujours évident de détecter la maladie en soi. Quels sont alors les facteurs susceptibles de favoriser l’apparition et le développement des TMS ?

Les facteurs biomécaniques

Les troubles musculosquelettiques ou TMS sont des douleurs modérées ou intenses, pouvant entraîner une gêne dans le mouvement de l’individu atteint. Ils constituent aussi une catégorie d’affections multifactorielles, entretenant un lien étroit avec la vie professionnelle.

D’autres facteurs combinés peuvent toutefois favoriser l’apparition et le développement de TMS. Ils allient les facteurs psychosociaux, le stress, les sollicitations biomécaniques et l’organisation du travail. De manière indépendante, chacun de ces facteurs peut cependant contribuer à l’apparition de TMS.

Pour en revenir aux facteurs biomécaniques, les principaux sont les suivants :

  • la répétition en boucle de gestes (monotonie du travail),
  • les efforts excessifs,
  • le port de charges trop lourdes,
  • les activités sollicitant des gestes précis et très fins,
  • les postures de travail inconfortables ou maintenues de manière prolongée…

La répétition en boucle de gestes entraîne une exhortation continue des mêmes structures musculaires. D’un autre côté, les mouvements exigeant de la précision, impliquent généralement des efforts anatomiques plus importants que la norme.

Les facteurs psychosociaux

Les facteurs psychosociaux incluent entre autres :

  • les charges excessives du travailleur,
  • l’absence ou le faible autocontrôle sur le travail,
  • la non implication des salariés à la prise de décisions dans le cadre de leur travail,
  • le manque de soutien de la part des collègues et de la hiérarchie,
  • le manque d’objectivité et de vision du travailleur, par rapport à la carrière professionnelle…

Ces facteurs peuvent générer un stress et une anxiété ingérable. La prévention des tms est particulièrement difficile dans ce cas, puisque le risque est lié aux perceptions négatives du professionnel. Ces éléments ne peuvent malheureusement pas être contrôlés par la moindre manœuvre crédible.

Les facteurs organisationnels

Comme peut l’évoquer le nom, les facteurs organisationnels sont relatifs à l’organisation pendant les heures de travail. De manière contextuelle, le manque de pause ou d’alternance entre plusieurs tâches énergivores est loin d’être une pratique participant à la prévention TMS. En effet, cette manière de procéder ne permet pas une récupération suffisante après les horaires de travail.

La standardisation des modes opératoires, la dépendance au rythme de travail infernal et l’absence de possibilités d’entraide dans le travail sont autant d’autres facteurs organisationnels supplémentaires. Ils nuisent à la variabilité du mouvement et peuvent grandement augmenter le risque de TMS.

Les facteurs individuels

Les facteurs d’ordre individuel sont liés aux particularités propres à l’individu. Ces particularités prennent en compte, tous les éléments relatifs à la fragilité physique, émotionnelle et psychologique de l’individu.

Ils sont constitués de l’avancée en âge, des antécédents médicaux, des divers troubles psychologiques mineurs et de nombreuses autres variantes. Ensuite viennent s’ajouter le stress, l’anxiété et certains autres facteurs connexes.

Il convient tout de même de notifier que ces types de troubles ont davantage tendance à avoir des répercussions plus directes et radicales sur l’épaule, le coude et la main. De plus, ils touchent un grand nombre de personnes, sans même que celles-ci soient au courant du fait qu’elles portent une telle affection.

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